Témoignage de Claude Onimus par Administateur
Mercredi 20 Avril 2005

A partir d’octobre 1994, mon épouse Dominique se met à fréquenter « ouvertement la porte ouverte chrétienne ‘‘église indépendante évangélique’’ à Mulhouse-Bourtzwiller), malgré l’hostilité affichée par ses proches, son père, ma famille, des amis, de moi-même, mais avec la « bénédiction »du « pasteur fondateur », de sa mère et de sa sœur, toutes deux déjà adeptes de cette église sectaire.
Quelques temps après, mon épouse décide en cachette, de se faire rebaptiser par immersion (27 novembre 1994), sans que le pasteur ne se soucie de ce que peuvent bien en penser les proches et des conséquences par rapport à ce nouvel engagement.

Les cibles idéales : les personnes fragilisées par un malheur, un divorce, un décès, la maladie, la perte d’un emploi, la drogue....

Très vite, je suis devenu aux yeux de mon épouse, l’impur responsable de tous nos problèmes et par qui, il était impossible d’obtenir les bénédictions divines.
Les actions constantes de propagande, de « bourrage de crâne » ont eu, par leur omniprésence (nombreux cultes, réunions, cassettes, livres, revues....) une influence extrêmement néfaste sur mon épouse, savamment entretenue et encouragée par les pasteurs père, fils et gendre, ainsi que par un groupe d’adeptes fanatisés, soigneusement triés sur le tas qui ne quittèrent plus des yeux mon épouse, dès notre séparation.

Les changements observés auprès de mon épouse :
- petit à petit, elle se détache de moi et du monde extérieur,
- elle se couche plus tôt le soir,
- elle se retire souvent dans sa chambre afin de lire intensément la bible, sans quitter la chambre,
- les choses et les comportements ordinaires sont systématiquement critiqués et modifiés,
- les jeux de cartes, belotte, tarot, forage d’un puits pour l’eau, musique rock, médecine homéopathique, horoscope, télé ..., sont bannis, car inspirés par le diable,
- mon épouse est soudainement scandalisée par l’IVG ;
- les amis (es) habituels et les membres de la famille (à l’exception des adeptes) sont peu à peu remplacés par les frères et sœurs de cette « église » qui viennent en mon absence encourager mon épouse et la conseiller dans ce qu’il convient à leurs yeux de faire,
- elle s’emploie activement à faire du prosélytisme auprès de toutes les personnes de son entourage habituel, nos enfants, la famille, personnel de l’entreprise, femme de ménage...
- elle change d’attitude physique (habits plus longs et plus stricts, cheveux plus longs qui d'ailleurs ne lui allaient pas, moins de maquillage...
- je la savais recouverte d’un voile blanc pendant le culte,
- elle avait abandonné toute contraception.

Souffrant d’une maladie sérieuse décelée tout au début des années 90 (hépatite d’origine et de catégorie inconnue mais pouvant évoluer vers un cancer du foie) elle ne tarda pas à se confier à son « pasteur » qui finit par lui annoncer qu’il venait d’avoir une prophétie de guérison et qu’il pouvait annoncer à mon épouse qu’elle était à présent totalement guérie et qu’elle pouvait manger ce qu’elle voulait.


Bien entendu, mon épouse y a cru sincèrement, profondément, mais surtout naïvement et s’était empressée, comme bien d’autres en pareil cas, de témoigner de ce miracle auprès de toute l’assemblée, à l’occasion d’un culte du mardi soir.

Malheureusement, il ne m’était pas davantage possible qu’à mon beau père d’y croire et rien n’y fît, dans nos ultimes tentatives de la raisonner !

Mon épouse se mit à me détester encore davantage, allant jusqu’à me demander si je n’étais pas déçu de sa guérison !
A Noël 1996, j’apprends de ma femme qu’elle était enceinte.... de jumelles


Son baptême en catimini, son engagement de plus en plus fort au sein de cette assemblée évangélique et les transformations que ce nouvel environnement exerçaient sur elle et en elle, ont lourdement peser dans la dégradation irréversible de notre couple, à tel point qu’à cette époque, je cherchais davantage à sauver ce qui pouvait encore l’être, très certainement essentiellement en raison de nos deux enfants David et Nicolas, âgés de 12 et 11 ans pour lesquels, je craignais qu’ils puissent souffrir d’une éventuelle séparation des parents.

Curieusement, mon épouse ne semblait jamais préoccupée par ce genre de considération, estimant que ces nouvelles convictions et sa foi étaient à présent ce qui devait primer sur tout le reste, quelles qu’en soient les conséquences.

Les conditions dans lesquelles mon épouse m’avait fait part de sa grossesse étaient pour toutes ces raisons loin d’être les meilleures, d’autant plus que nous n’étions plus ‘’tous jeunes’’ (42 et 46 ans), que nos garçons entraient dans les difficultés bien connues de l’adolescence, que la santé de mon épouse était pour le moins préoccupante, que notre situation professionnelle s’était également détériorée.

Si ma belle mère plus encore que mon épouse, ont été toutes deux très réservées lors de la deuxième grossesse (Nicolas) au point d’envisager très sérieusement une IVG, elles ne trouvaient strictement rien à redire au fait que mon épouse âgée de 42 ans, attendait à présent des jumelles.

Malgré tout, je me suis rangé assez rapidement selon l’avis de mon épouse, heureux de savoir qu’il s’agissait de filles alors que nous avions des garçons, espérant également que cette nouvelle donne allait restaurer nos relations, mais tout en demeurant extrêmement inquiet, tout à la fois.

La grossesse s’était très mal passée, mon épouse ayant souffert d’une nouvelle jaunisse particulièrement sévère, a été hospitalisée dès la fin du 4ème mois. Les examens confirmaient que sa maladie (hépatite) s’était bien au contraire sérieusement aggravée, venant ainsi contredire la prophétie de totale guérison que lui avait annoncée son charlatan de « pasteur » deux années plus tôt.

Mon épouse, confiante en Dieu, par le biais des belles paroles de son « pasteur, guérisseur », entendait poursuivre cette grossesse envers et contre tout, contre l’avis même de tous les médecins, y compris son premier gynécologue pourtant grand défenseur des mesures interdisant l’avortement. Elle s’était également refusée à toute amniocentèse, malgré son âge et les risques encourus pour les fœtus.

Au bout de près de deux mois d’hospitalisation, période durant laquelle de nombreux adeptes et responsables de cette « église » ne manquaient pas de lui rendre visite lorsque je n’étais pas là et à mon insu, il a finalement été décidé sans plus attendre, de procéder à une césarienne.

Les deux jumelles Estelle et Léa sont nées le 03 Juin 1997, elles étaient de grandes prématurées de moins de 6 mois, pesant respectivement 1080 grammes et 970 grammes.

Elles ont été admirablement prises en charges par les services aux prématurés du centre hospitalier du Hasenrain pendant plus de deux mois et lorsqu’elles nous ont été confiées, elles avaient rattrapé l’essentiel de leurs insuffisances.
Dès ce moment là et ce, d’autant plus que mon épouse était encore très faible, suite à tout ce qu’elle venait de subir, je me suis beaucoup investi dans les différents soins apportés aux jumelles et parfois bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer au départ.
Entre-temps, mon épouse avait bénéficié d’une convalescence à la maison de repos des Trois Epis, où elle reprenait peu à peu des forces. Mais en même temps, les adeptes de son « église » profitaient de cette situation par leur omniprésence, chaque fois où je n’étais pas là.

J’espérais cependant qu’ayant à présent pris conscience de la gravité de son état, de l’évolution sérieuse de sa maladie, elle allait enfin admettre que les « miracles » de « son pasteur » n’étaient en réalité que du vent, et que ces nouveaux objectifs seraient de se faire soigner en toute confiance auprès de ses médecins, de se préoccuper avec moi de nos enfants et de privilégier notre couple sur lequel les enfants pourraient s’appuyer solidement pour les aider à construire leur avenir.

En réalité, c’est tout le contraire qui s’est produit. Dès le lendemain de son retour de cure et malgré sa grande fatigue, elle n’avait qu’une seule idée en tête : se rendre au culte du dimanche, coûte que coûte.
Peu importe ce que pouvaient en penser le mari, les enfants....
D’un seul culte par semaine, elle suivait à présent avec régularité les cultes du mardi soir et du dimanche matin. Ce dernier qui la voyait partir avant 9H00 du matin, pour ne réapparaître que vers 13H00 de l’après-midi perturbait sérieusement l’organisation familiale du dimanche. Elle n’en avait cure, seul comptait pour elle ses idéologies et l’écoute des gens de cette église, « pasteurs » et amis adeptes qui n’avaient de cesse de se mêler de ce qui ne les regardait pas.

Le bon développement des jumelles qu’elle considérait comme des miraculées, n’est vraisemblablement pas étranger à cet endoctrinement à présent renforcé.

Mon épouse, poussée en cela par les conseils de son église, me considérait comme une entrave à ses projets et n’acceptait pour rien au monde que je puisse simplement m’opposer à son désir d’emmener les deux petites jumelles à son culte.
Elle finit sans me prévenir, par engager une action en demande de séparation de corps auprès du Tribunal de Mulhouse.
J’ai été particulièrement maladroit, confiant dans le fait que mon épouse n’irait pas jusqu’à mettre ses idées en exécution et un beau soir d’hiver de Janvier 1999, je me suis retrouvé brutalement dans la rue, chassé de mon domicile et très rapidement remplacé par des membres de cette « église » qui se mirent à s’installer dans la maison à tour de rôle, comme s’ils étaient chez eux.

Les deux garçons qui avaient à cette époque 13 et 14 ans n’ont pas tardé à me rejoindre, ne supportant plus l’ambiance qui régnait dans la maison familiale où les conflits avec leur mère qu’ils ne comprenaient plus étaient de plus en plus fréquents.
S’en suivit une longue période de déchirement où les interventions directes ou indirectes des pasteurs ou de leurs membres influents pour tenter de me détruire et d’isoler mon épouse en leur sein étaient particulièrement farouches et cependant finement réfléchies.

Les avocats qui défendaient les intérêts de mon épouse étaient généralement recommandés par des membres de cette église et le dernier en date, Maître BIRO de PARIS était un évangéliste pur et dur qui avait également défendu la POC dans une action menée par cette dernière à l’encontre de notre association.

Il fallait à tout prix obtenir des juges, une interdiction pour le père d’exercer son droit parental sur les jumelles et tous les moyens étaient bons pour atteindre cet objectif. C’est ainsi qu’il a été décidé de « manipuler » les fillettes âgées à cette époque de 3 ans ½ afin de faire croire qu’elles étaient abusées sexuellement par leur père, lors de l’exercice de ses droits de visite.

La mayonnaise a failli prendre, tant il est vrai que le complot était habilement mené, a tel point qu’au mois de février 2001, le Juge des enfants, dans l’attente des résultats d’un complément d’enquête, avait préféré, dans l’intérêt des jumelles, les placer du moins provisoirement durant une période de trois mois, dans une maison de l’enfance (maison STRICKER à Illzach) où elles étaient extrêmement malheureuses.

Aujourd’hui encore, ne serait-ce qu’en mémoire des 16 premières années de mariage et de toute la considération que j’ai pu garder pour mon épouse, je reste persuadé qu’elle n’aurait jamais été capable d’inventer un tel scénario, si elle n’avait pas été constamment influencée et manipulée par des pasteurs et membres influents de la POC, désireux de conserver par tous les moyens, un adepte aussi intéressant pour eux et pour leur propagande.

Devant la gravité de son état général, mon épouse a finalement accepté (probablement trop tard), la perspective d’une greffe du foie, dernière solution pour espérer un rétablissement.
Cette dernière a été réalisée au CHU de Hautepierre à Strasbourg vraisemblablement le 20 Avril 2001.
Je n’étais aucunement informé de son hospitalisation, pas plus d’ailleurs que nos fils aînés alors âgés de 16 et 17 ans ou d’autres membres de nos familles respectives.

Les responsables et membres de la POC étaient les seuls à avoir été informés,à l’exception évidente de ma belle mère et de ma belle sœur, toutes deux adeptes de longue date de cette « église ».
Mieux encore, mon épouse était accompagnée de Maître BIRO, pour l’exécution de toutes les démarches administratives.
Mon épouse, Madame Dominique ONIMUS Née Galliath est décédée à Hautepierre le lundi 23 avril 2001 vers 14h40.
J’ai été informé de son décès contre la volonté de la défunte, peu avant 19H00, par une indiscrétion d’un médecin.
J’ai été dans l’obligation de saisir le Procureur de la République à STRASBOUIRG dans les plus brefs délais, afin d’obtenir le droit de rapatrier la dépouille de mon épouse à Cernay, pour y organiser les obsèques avec la famille, car quelques heures de plus et ma démarche avortait.
En effet, le rapatriement du corps, les obsèques organisées à la POC, l’inhumation au nouveau cimetière de PFASTATT, tout se serait déroulé en catimini, avec la « bénédiction » des pasteurs de la POC et nous aurions été mis purement et simplement, mes enfants, le père de mon épouse décédée, nos familles, et moi-même sur le fait accompli.

La POC a manipulé mon épouse de son vivant, elle a tout tenté pour détruire notre famille mais loin de se satisfaire de cela, elle souhaitait encore s’emparer de son corps.

Celà, jamais je ne saurais le pardonner !