Lettre à l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg par Administateur
Lundi 26 Juillet 2004

Voici la copie intégrale de ma lettre du 24 juillet 2004 que j'adresse aux services d'anesthésie et réanimation chirurgicale de Hautepierre à STRASBOURG



HOPITAL DE HAUTEPIERRE
Service anesthésie – réanimation
Chirurgicale
Avenue Molière
67098 STRASBOURG CEDEX 2

Objet : demande d’informations
Cernay le 24 Juillet 2004

Docteur G.FREYS,

En date du 11 juillet 2001, vous avez produit à ma demande un certificat médical concernant mon épouse Dominique Onimus Née GALLIATH décédée dans vos services en date du 23 Avril 2001, des suites de « son affection médicale ».
Les évènements de l’époque ont été trop douloureux pour me permettre de réagir par rapport à une réponse aussi vague, d’autant plus que ma défunte épouse laissait à ma seule charge nos 4 enfants, âgés respectivement à cette époque de 17- 16 – 4 et 4 ans.
Ma femme s’était laissée influencer aveuglément par un mouvement sectaire qui lui avait d’ailleurs certifié, quelques années avant son décès, qu’elle était totalement guérie d’une affection hépatique grave et qu’elle pouvait désormais s’alimenter de ce qu’elle voulait !
C’est dans ces conditions particulièrement difficiles, qu’elle avait donné naissance à deux petites jumelles prématurées en juin 1997.
Sa grossesse accompagnée d’une nouvelle jaunisse, lui a fait prendre conscience de la réalité de sa maladie qui avait dangereusement progressée durant cette longue période de relâchement.
Après la naissance des jumelles, Madame Onimus était suivie par le Docteur BADER du service « gastro » de Mulhouse qui avait pourtant établi un diagnostic sans complaisance, avertissant mon épouse en ma présence, de la gravité de sa maladie et de la nécessité à plus ou moins brève échéance d’une greffe inévitable du foie.
Depuis lors et jusqu’à la date de votre intervention, mon épouse hésitait dans l’appréciation de sa maladie, allant même jusqu’à négliger par périodes, un stricte suivi médical, préférant s’accrocher à une guérison divine que le mouvement évangéliste sectaire auquel elle appartenait n’avait de cesse de lui promettre.
L’influence que cette « église » dévastatrice exerçait sur elle, a fini par détruire notre famille, ma femme ayant pris l’initiative de se séparer de moi, de son père et d’une certaine manière, de ses deux fils aînés, David et Nicolas.
J’étais quand à moi désespéré de cette situation et dans l’impossibilité totale de rétablir un dialogue constructif et raisonné, ne serait-ce que dans l’intérêt de nos quatre enfants.
En effet, mon épouse ne fréquentait à ce moment là que les seules personnes ou membres de sa famille à la condition exclusive d’appartenir à ce mouvement sectaire.
Elle n’avait de l’écoute que pour ses « pasteurs » (père, fils, gendre...) et même son dernier Avocat parisien qui lui avait été recommandé par cette « église », et qui l’avait accompagné pour votre intervention chirurgicale, était lui-même évangéliste en sympathie avec cette « secte ».
Plus de trois années sont à présent écoulées et un tas de questions demeurent pour moi sans réponse, continuant ainsi de hanter mon esprit.
En effet, sans l’indiscrétion d’un médecin de vos services qui avait alerté mon neveu, lui-même médecin, je n’aurais pas même été informé du décès de mon épouse, pas plus d’ailleurs que mes enfants ou mon beau-père.
Nous aurions tous été mis sur le « fait accompli », après même que soient organisées en catimini les obsèques de ma défunte épouse, au sein de cette « église » sectaire.
J’avais eu moi-même les plus grandes difficultés auprès de vos services pour obtenir un minimum d’informations et il m’a été nécessaire d’engager une procédure auprès de Monsieur le Procureur de la République de Strasbourg afin de pouvoir récupérer la dépouille mortelle et organiser des obsèques catholiques dans la commune où nous habitons.
J’avais également obtenu l’autorisation de procéder à l’autopsie du corps, mais les résultats ne m’ont toutefois jamais été communiqués à ce jour ....
Je sais vaguement que mon épouse aurait été hospitalisée dans vos services jeudi le 19 ou vendredi le 20 avril 2001 pour y subir une transplantation du foie, que cette opération aurait été réalisée avec succès mais que s’en suivirent des complications qui ont entraîné son décès lundi le 23 avril 2001, autour de 14H00.
Mes fils aînés et moi n’avons pas pu être présents pour la soutenir pour la simple raison que tout nous avait été « caché » et aujourd’hui j’aimerais simplement savoir avec plus de détails comment les choses se sont réellement passées et pour quelles raisons une femme de son âge (à peine 46 ans et mère de 4 enfants) est finalement décédée à la « fleur de l’âge » !
Je suppose que vous n’êtes nullement tenus à devoir me répondre, mais c’est à l’homme que je m’adresse et non pas au médecin, à vos qualités humaines, afin de comprendre mon désarroi et le besoin que j’éprouve pour connaître enfin toute la vérité.
Je suis bien entendu à votre entière disposition pour vous rencontrer et dans cette attente, je vous prie de croire, Docteur FREYS, en mes sentiments les plus respectueux


Claude Onimus